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Admettons que j’ai un ami avec qui j’entretiens de très bonnes relations et chez qui je vais régulièrement. Un jour, je sonne à sa porte et au lieu de me recevoir chaleureusement, comme il a l’habitude de le faire, il refuse de me faire entrer, sans me donner aucune raison et alors que pour moi, je n’ai rien fait qui soit susceptible de le faire réagir ainsi. Et bien, en ce qui me concerne, je ne verrai pas quoi lui répondre hormis : « D’accord, pas de problème. » Et de là, je m’en irai sans ressentir la moindre vexation. Pourquoi réagirai-je de la sorte ? Parce que je lui laisse la liberté de ne pas avoir envie de me recevoir à cet instant précis ! Peut-être qu’une personne lui a dit des choses sur moi qui lui ont déplu ou qu’il a mal interprété certains de mes mots ou actes. Il se peut aussi qu’il ait des soucis dont il ne veut ou ne peut pas me faire part… ou simplement qu’au moment où je sonne à sa porte, il est bousculé dans son énergie car il a beaucoup de choses à faire !
Etant son ami, je dois être en mesure de comprendre que c’est le niveau de faiblesse mentale sur lequel il se trouve qui le fait réagir ainsi et je ne peux en aucun cas lui en tenir rigueur !
D’ailleurs, quelques jours plus tard, je retournerai même le voir pour savoir comment il va... Cette fois ci, s’il m’accueille et ressent l’envie de s’excuser, je lui répondrai que je n’ai rien à lui pardonner car je sais qu’il n’était pas bien lorsqu’il a agi ainsi. Sachant que c’est sa faiblesse mentale qui l’a conduit à un tel comportement, il m’est impossible de lui en vouloir ! Et ceci même s’il ne me reparle pas de la fois dernière.
Combien même il me demandait de nouveau de partir et de le laisser tranquille, je lui répondrais simplement que « je ne viendrai plus le voir si c’est ce qu’il souhaite mais qu’en revanche, ma porte lui sera toujours grande ouverte. » Pourquoi ? Parce que c’est lui qui est fâché contre moi et que ce n’est absolument pas mon cas ! C’est cela que j’appelle zéguer zen ! Zéguer néga, aurait été, au contraire, d’aller dans le même sens que l’autre en lui répondant : « Ah, c’est comme ça que tu réagis ? Et bien, moi non plus, je ne veux plus te voir…D’ailleurs, tu ne mettras plus les pieds chez moi également ! »
Zéguer zen, c’est donner la liberté à l’autre d’être lui, de s’exprimer avec sincérité. S’il n’a pas envie de me faire entrer chez lui, pourquoi vouloir à tout prix qu’il me reçoive alors que ce n’est pas ce qu’il ressent ? Cela signifierait qu’au moment où je passe un bon moment chez lui, il sera mal… Et ce n’est pas ce que j’ai envie de lui infliger si je suis son ami !
Pour ma part, je ne peux pas éprouver le sentiment d’être « fâché avec mon ami parce qu’il est fâché avec moi » car, lui, a sans doute ses raisons tandis que moi, je n’en ai aucune. Ainsi, je garde dans ma tête l’image que j’ai toujours eue de lui et lui me maintient en lui comme il en a envie… Ce qui me prouve que je zègue toujours zen !
Cette énergie qui aurait pu me faire zéguer néga, c’est à dire lui en vouloir, le détester, dire du mal de lui… ne peut pas me pénétrer car je dispose d’un bouclier de taille : le raisonnement positif ! Grâce à lui, aucune énergie négative ne peut rentrer en moi et m’empêcher de zéguer zen !
- Vous êtes dans le métro, assis bien gentiment, et vous voyez une personne semblant épuisée qui, par manque de place, est contrainte de rester debout.
Soit vous vous dites : « Ah, non ! Je ne bouge pas. Moi-même, l’autre jour, j’étais fatiguée et personne ne m’a laissé sa place alors je ne vois pas pourquoi je me lèverai ! »
Soit vous vous dites : « Ah, si j’étais dans son cas, j’aurais bien aimé qu’on me laisse la place ! » Et de là, vous ressentez naturellement l’envie de vous lever pour lui céder votre place.
Inutile de vous dire que dans le premier cas, vous avez zégué néga et dans le second, vous avez zégué zen.
En revanche, si vous voyez que la personne debout ne semble pas plus fatiguée que vous et que vous ne lui laissez pas votre place, cela ne signifie pas pour autant que vous zéguez néga car il n’y a aucune raison de faire passer le bien-être des autres avant le sien !
- Vous venez de faire vos courses et vous êtes en train de faire la queue à la caisse d’un supermarché. Seulement, à la dernière minute, vous vous apercevez que vous avez oublié quelque chose : vous laissez alors votre caddie à sa place et vous courez dans le rayon chercher ce qu’il vous manque. A votre retour, vous vous apercevez qu’un client est passé devant votre chariot, en bref que vous vous êtes fait piqués votre place ! Vous avez alors deux solutions : soit faire des remontrances à cette personne en risquant d’avoir des problèmes et surtout en dérangeant votre énergie. Soit raisonner. Pour cela, vous devez d’emblée vous poser la question suivante : « Si c’est moi qui arrive à une caisse et aperçois un chariot seul, sans propriétaire, quelle serait ma réaction ? » Il est évident que n’importe quel individu se trouvant dans cette situation passerait devant ce chariot, surtout s’il n’a pas beaucoup d’achats et qu’il est pressé
- Vous êtes en train de chercher une place dans un parking ou sur une avenue lorsque, tout à coup, vous en voyez une qui se libère. Immédiatement, vous mettez votre clignotant et vous vous apprêtez à faire vos manœuvres pour vous garer. Seulement, bien qu’il vous ait vu, un malin vous double et vous pique la place ! Partant de là, vous pouvez sortir de votre voiture et vous mettre à l’insulter. Mais, premièrement, vous risquez de perdre encore plus de temps que si vous cherchiez une autre place ; deuxièmement, vous le faites à vos risques et périls : on n’est jamais à l’abri de tomber sur une personne déséquilibrée et dangereuse… Il ne faut pas oublier que zéguer zen, c’est ne pas rentrer dans la négativité de l’autre mais au contraire garder sa positivité pour avancer.
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